Selon le calendrier de la roue de l’année, le mois de juin est le mois de Litha. Cette fête païenne se célèbre dans l’hémisphère Nord autour du 20-21 juin.  En ce jour le plus long de l’année, la puissance solaire en fait une célébration de réjouissances et d’énergie. Et ce, tant pour les hommes que pour le reste de la nature. Découvrez dans cette article les origines de cette fête, ses variantes et sa symbolique.

Litha, sabbat du le solstice d’été

A l’inverse de Yule, qui est le solstice d’hiver, Litha marque le jour le plus long de l’année et nuit la plus courte.

Le soleil est à son zénith, fête de lumière, de nature et d’abondance. Ce n’est pas encore la célébration des récoltes. Celles-ci viendront plus tard avec Mabon, Lughnasad et Samhain. Pourtant on y célèbre la nature. On y fête l’abondance, la fortune, la prospérité, la réussite, symbole de la croissance des plantes et animaux environnants.

Lors de cette grande fête solaire, on dansait autour de grands feux de joies. Ces traditions ont été récupérées ensuite par les chrétiens avec les feux de la Saint Jean. Ces feux sont symbole de la puissance des rayons brûlants du soleil qui inondent la Terre.

Parmi les païens, on considère Litha comme un moment privilégié pour entrer en contact avec les fées, elles-mêmes attirées par les fleurs, le nectar ou le miel que l’on trouve en abondance en cette saison.

Saison des mariages par excellence, cette période de l’année (en plus d’assurer plus probablement de beaux jours pour les festivités) est symboliquement puissante pour les unions : la pleine lune de juin n’est autre que la Lune de Miel. Nous reviendrons dans un prochain article sur les mariages païens et les rituels de handfasting.

champs de blé au solstice d'été

Les origines de Litha

Litha est également appelé Midsummer / Midsommar (« milieu de l’été », du fait de se trouver entre l’équinoxe de printemps et l’équinoxe d’automne), même s’il ne représente pas forcément le milieu de l’été suivant l’endroit où l’on se situe dans le monde. Pour les saxons toutefois, il s’agit bien du milieu de l’année, cette dernière débutant au solstice d’hiver.

L’origine du mot Litha : certaines sources le rattachent au nom saxon du mois de juin signifiant « lumière » et « lune ». Pour l’anecdote, l’usage de la dénomination Litha a été en réalité popularisé par J.R.R. Tolkien dans son œuvre littéraire Le seigneur des anneaux, où il utilise ce nom pour évoquer le festival du solstice d’été.

Dans les différentes traditions païennes, on célèbre différentes divinités : Aphrodite et Apollon pour les panthéon grecs, Anuket et Amon-Râ pour les égyptiens, Iarila et Kupalo chez les slaves…

La célébration du solstice chez les païens nordiques

Chez les païens scandinaves, à cette période de l’année est célébrée Thor. Mais également Balder et Hoder. Le premier comme dieu de Lumière naissant au solstice d’hiver et mourant au solstice d’été. Le second comme dieu des Ténèbres qui naît et meurt à l’inverse de Baldur. Il était de tradition pour les vikings de régler les conflits, disputes et questions légales à l’occasion de ces célébrations solaires.

Dans les tribus germaniques, on vouait un culte au soleil en érigeant d’immenses feux de joie, fête qui est devenue « la Saint-Jean » (Johannisnacht) après la christianisation du continent pour permettre aux populations d’accepter plus aisément la nouvelle religion sans supprimer les anciennes traditions très ancrées localement. On retrouve d’ailleurs au Danemark la fête de Sankt Hans (Saint Jean) qui est un mélange entre la célébration païenne du solstice d’été et celle de Beltane (voir l’article complet sur Beltane et la nuit de Walpurgis ici).

Dans les traditions scandinaves, on parle davantage de célébrer le Thing-Tide ou Sonnenwende (norrois/allemand signifiant « Tournant du soleil ») plutôt que Litha (le nom se rattachant plutôt aux païens modernes). Si la dénomination est différente, ces fêtes sont généralement très similaires tant par la date à laquelle elles se célèbrent que par la symbolique qu’elles représentent. Libre à chacun de poser le nom qui lui parle le plus sur cette célébration solaire.

Les païens modernes de cette mouvance, pratiquant l’asatru ou toute autre tradition nordique, célèbrent Midsunarblot. Cela peut se matérialiser par des feux, des chants, des danses, ou des rituels ou l’on fabrique des répliques de navire que l’on brûle ensuite en guise d’offrande.

grand feu de joie de fête païenne

Tirage de runes du solstice

Il s’agit également d’un bon moment de l’année pour faire un tirage divinatoire. Vous pouvez utiliser le médian qui vous semble le plus adéquat, nous concernant vous savez que nous n’utilisons que les runes. On peut alors procéder à un tirage à 3 runes.

Le principe est toujours le même : la première symbolise le passé, le mois écoulé. La second le moment présent. La troisième ce que l’avenir peut nous réserver si nous prenons en compte les précédentes.

Pour en savoir plus sur les runes et la façon de les utiliser, vous retrouverez très prochainement notre ebook dédié en téléchargement gratuit.

A cette occasion, la rune Fehu, première rune du Futhark puise toute sa force. Elle représente en effet le bétail, la richesse, la réussite et la fortune (au sens large et pas seulement monétaire) : il s’agit du fruit de ses efforts.

Sources :

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12 commentaire

  1. clairedoulanaissance a dit :

    Eh! Joyeux Litha à toi!
    Pour ma part je célèbre Litha et aussi la Saint Jean.
    Tu m’apprends la popularisation du nom “Litha”, je l’ignorais et je suis bien contente de l’apprendre!

    1. Belles fêtes de Litha à toi également !
      Ces fêtes étant proches et une adaptation l’une de l’autre, il est tout à fait possible de les fêter toutes les deux.

  2. Merci pour ce bel article qui met en ‘lumière’ ce solstice d’été sous l’angle des traditions nordiques. La fête de la lumière qui est célébrée de par les différentes cultures du monde et qui revêt toute une dimension divine si l’on s’extrait du simple regard scientifique de la rotation de la terre autour du soleil 😉

    1. Les fêtes païennes et les croyances traditionnelles de toutes les sociétés humaines sont souvent basées sur des faits scientifiques que l’on ne savait (ou que l’on ne sait toujours pas !) expliquer complètement. C’est ce qui leur donne tant de beauté et de force 🙂

  3. Merci pour ce superbe article qui me fait découvrir un autre côté de la Saint Jean / Midsummer. Bien que Chrétienne, le côté proche de la nature que ces fêtes célèbrent me parlent beaucoup. Fêter la lumière, l’abondance des plantes, se réjouir tout simplement d’être témoin de tout cela! Et j’ai un faible pour les croyances autour du petit peuple. J’ai beaucoup aimé l’anecdote sur Tolkien.

    1. Ravie que cet article ai pu compléter tes connaissances et croyances. J’espère que tu as passé de belles célébrations cette année 🙂

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